mercredi 3 septembre 2014

Servir Dieu et les siens





« Comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres... Par amour fraternel, soyez plein d'affection les uns pour les autres ; par  honneur, usez de prévenances réciproques. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints » (Ro 5.5, 12-13).

1. Un prix élevé !

De cette lecture, je voudrais retenir tout d'abord le v. 10.
La première de partie de ce verset est simple. « Par amour fraternel, soyez plein d'affection les uns pour les autres ». L'expression 'amour fraternel' rappelle que les relations dont il est question ici sont celles qui lient les chrétiens entre eux. L'expression 'les uns les autres' confirme cela, comme partout ailleurs dans le Nouveau-testament. Elle indique la dimension de la réciprocité, de l'interdépendance qui est le propre des membres d'un corps, comme il est dit aux vv. 4 et 5. La TOB parle d'une « mutuelle affection ».
La deuxième partie de ce v. 10 est moins parlante à première lecture. « Par honneur, usez de prévenances réciproques ». Le mot 'honneur', en grec, se réfère à la valeur, au prix. On pourrait transcrire ce verset ainsi : Comme de précieuses porcelaines, usez de délicatesse pour ne pas vous ébrécher les uns les autres. Agissez avec égards, ne vous heurtez pas, faites grande attention !
La TOB dit : « Rivalisez d'estime réciproque ».
Le contexte de ce passage autorise à dire ceci : la valeur élevée qui est évoquée ici n'est pas tant liée à la nature humaine des personnes concernées qu'à leur statut d'enfants de Dieu, de membres de Christ, comme il est dit aux versets 4 et 5 que nous avons lus. Cela est plus qu'évident quand on lit cette lettre (et tout le Nouveau-testament) avec attention, mais nous vivons dans un monde qui a d'autres références, d'autres critères de jugement définis sans la révélation biblique, et le risque est grand que nous adoption, volontairement ou pas, les mêmes réflexes.
Il est vrai qu'à l'apparence, la différence entre un chrétien et quelqu'un qui ne l'est pas ne se voit pas toujours. Jésus aussi était sans apparence... Il n'empêche que la différence entre l'un et l'autre est très grande, plus grande que ce que nous le pensons. Les israélites ressemblaient à tous les autres hommes, mais Dieu leur dit : « Qui vous touche touche à la prunelle de mon œil » (Za 2.8). Les chrétiens que Saul de Tarse mettait en prison devaient ressembler à tous les autres hommes de leur temps, mais Jésus bouleversera le futur apôtre en lui disant : « Je suis Jésus que tu persécutes ! » (Ac 9.5). C'est en effet un  principe qui court tout au long de la Bible : Ce que l'on fait à un membre du peuple de Dieu, on le fait à Dieu. Ce que l'on fait à un membre de Christ, on le fait à Christ ! Cela donne sérieusement à réfléchir...

2. Servir Dieu et les frères

Nous pouvons faire un pas de plus avec ce passage en remarquant une étonnante alternance entre les versets qui touchent à la relation avec Dieu et les versets qui touchent à la relation avec les frères et sœurs dans la foi :
Verset 10 « Soyez pleins d'affection et d'estime réciproque »
Verset 11 « Servez le Seigneur ! »
Verset 12 « Persévérez dans la prière »
Verset 13 « Pourvoyez aux besoins des saints »
Voilà un bel équilibre, diront certains : la prière et l'action, Dieu et les autres...
Mais s'agit-il simplement d'un équilibre ? En réalité, il s'agit de deux communions indissociables ; il s'agit de deux engagements qui n'en font qu'un, comme un fruit commun de la même grâce, dans la même foi. 
L'apôtre Jean dans sa première lettre dit et redit cela à plusieurs reprises :« Si quelqu'un dit qu'il aime Dieu et qu'il haïsse son frère (chrétien), c'est un menteur. Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère ! Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie quand nous aimons les frères. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière ».
Que d'atténuations n'a-t-on pas entendues en appliquant ces principes à l'ensemble des hommes (avec l'interprétation humaniste de la parabole du jugement des nation (Mt 25.40), notamment, transformant ainsi la marche chrétienne et le témoignage du Royaume de Dieu en une vague utopie ! Quel droit avons-nous pour adapter ainsi le message biblique à notre guise, délaissant les références de la Parole de Dieu pour celles de l'humanisme ambiant ?
Que certaines questions demeurent sans réponse, cela est bien possible. Que la précaution accompagne sans cesse notre démarche dans un esprit d'ouverture, cela est nécessaire. Mais jamais la Bible n'associe les membres du peuple de Dieu et l'ensemble des hommes pour en faire une seule entité. 
La notion de communion est toujours et exclusivement attachée à Dieu et à ceux qui lui appartiennent. La notion de sainteté également. Désirons-nous que ces réalités disparaissent sous prétexte que les hommes d'aujourd'hui ne les comprennent pas ? En vertu de la sainteté et de la communion, notre attitude envers Dieu et envers les frères en la foi se trouvent tellement associées qu'elles se confondent pratiquement. 
Corneille, centenier romain, était un homme « pieux et craignant Dieu ». Comment le savons-nous ? « Il faisait beaucoup d'aumônes au peuple et priait Dieu continuellement » (Ac 10.1-4). Le peuple dont il s'agit, c'est le peuple de Dieu, naturellement. 
Pouvons-nous comprendre que le secours apporté aux membres du peuple de Dieu ne relève pas seulement d'une relation horizontale, en vertu de références humanitaires ou sociales ou tout simplement morales. Elles sont en rapport avec la piété et le service rendu à Dieu, comme cela est dit explicitement dans la lettre aux Hébreux : « Dieu n'est pas injuste pour oublier votre travail et l'amour que vous avez montré pour son Nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints » (Hé 6.10).

« Priez sans cesse !    Pourvoyez aux besoins des saints ! »

3. Les pauvres parmi les saints

Cette expression se trouve dans la lettre aux Romains, au chapitre 15. L'apôtre Paul écrit : « Maintenant je vais à Jérusalem pour le service des saints. Car (les chrétiens de) Macédoine et d'Achaïe ont bien voulu s'imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints » (v. 25-26). Ma conviction est que, même quand ce n'est pas précisé, les pauvres dont la Bible parle sont les pauvres du peuple de Dieu. (Lire Ac 11.27-30 ; Ga 2.10...).
Je n'ignore pas que cette affirmation est susceptible de troubler tel ou tel. Je la crois juste cependant, conforme à l'enseignement de l'Ecriture qui diffère, il est vrai, de l'esprit de la Déclaration des droits de l'Homme. La différence, c'est qu'au centre de la révélation biblique et au centre de l'Eglise se trouve la personne du Seigneur Jésus-Christ dont chaque chrétien est un membre vivant. En France particulièrement, c'est là quelque chose qui doit être rappelé constamment.
« Si un membre souffre, tous souffrent" dit Paul. Il parle de l'Eglise. "Si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui ». Et cela vient de Christ qui a voulu que les membres de son corps soient ainsi dépendants les uns des autres « pour prendre également soin les uns des autres, afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps » (1 Co 12.24-26). Il ne s'agit pas ici de division doctrinale, mais d'une division due au fait qu'un membre est seul, comme abandonné, un autre se sent inutile car il est âgé, un autre se sent indigne car il a des problèmes, un autre est gêné car il est démuni, un autre est abattu car il doute... La communion de l'Eglise est en danger ; la coupe qui doit recevoir la bénédiction est ébréchée, fissurée. Elle aura beaucoup de peine à déborder...
On a bien prêché, on a bien étudié, on a bien chanté, mais on a oublié les plus faibles parmi nous ; or, c'étaient des membres de Christ ! Et cela touche Christ lui-même ! Cela touche l'unité spirituelle, cela touche le témoignage, cela affecte la crédibilité de notre message. Cela touche la circulation de la gâce au milieu de nous : le corps est malade, il faudrait le soigner... 
Cela touche enfin l'action de gâce et la louange, et donc le culte, selon ce que Paul écrit  : « Le secours de cette assistance, non seulement pourvoit aux besoins des saints, mais il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu ! » (2 Co 9.12).

___________
Frères et sœurs, retenons seulement ceci :
Quand j'aime et visite un frère ou une sœur chrétien,
c'est Christ que j'aime et visite,
c'est Christ qui l'aime et le visite !
Combien c'est grand !

jeudi 12 juin 2014

VIDOMÉGON



"Le Bénin traîne la triste réputation du phénomène de ce qu’on appelle les «vidomégons» en langue Fon ou communément «les enfants placés» en français.
Une sorte de préceptorat dans les temps anciens, mais qui s’est transformé au fil du temps en un véritable esclavage moderne."


"La réalité saute aux yeux à chaque coin de rue de Cotonou, la capitale économique du pays : le travail des enfants prend des proportions inquiétantes au Bénin, en particulier dans les villes. Même à deux heures du matin, il y aura toujours un vulcanisateur de 8 ou 9 ans pour réparer votre pneu."
"On distingue deux formes de trafic au Bénin: le trafic interne et le trafic transfrontalier. Le premier consiste à placer l’enfant – appelé alors vidomégon en langue fon – dans une famille éloignée ou chez des tuteurs.


C’est une dérive pervertie de la pratique traditionnelle de 

« confiage » de l’enfant, en vue de recevoir formation, éducation et subsistance dans une famille plus aisée. Les rapports autrefois basés sur la solidarité se sont en effet mercantilisés et le rêve se transforme la plupart du temps en cauchemar.
Les fillettes se retrouvent surtout exploitées comme domestiques taillables et corvéables à merci et comme vendeuses à la sauvette. Les garçons travailleront dans le commerce informel, seront pseudo-apprentis, porteront des sacs de ciment sur les chantiers. L’enfant est devenu un simple objet d’exploitation. Au vu et au su de tous, dans l’indifférence générale." 
Par Marcus Boni Teiga
SUITE SUR VIDOMÉGON

jeudi 13 février 2014

« 870 millions d'êtres humains sont affamés chaque jour »



« A la vérité, il ne doit pas y avoir de pauvre chez toi ; car l'Eternel te bénira certainement dans le pays que l'Eternel ton Dieu te donne en héritage pour le posséder, 5 pourvu seulement que tu obéisses à la voix de l'Eternel ton Dieu en ayant soin de mettre en pratique tous ses commandements ; que je te prescris aujourd'hui. » Deutéronome 15. 4
« Car il ne manquera jamais de pauvres dans le pays ; c'est pourquoi je te donne ce commandement-ci : Ouvre ta main à ton frère, au misérable et au pauvre dans ton pays.* » Deutéronome 15. 11
*Le verset 4, qui semble contredire celui-ci, parlait de ce qui devrait être. Il s'agit ici de l'état de fait.
11 septembre 2013 – Selon un nouveau rapport publié mercredi par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le gaspillage de 1,3 milliard de tonnes de nourriture chaque année n'est pas juste une perte économique considérable, il porte aussi un grave préjudice aux ressources naturelles dont l'humanité dépend pour se nourrir.


« Nous sommes tous appelés, agriculteurs et pêcheurs, industriels de l'agro-alimentaire et grande distribution; gouvernements locaux et nationaux, consommateurs individuels, à faire des changements à tous les maillons de la chaîne alimentaire pour éviter les gaspillages, et, quand ce n'est pas possible, à réutiliser ou recycler la nourriture », a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, dans un communiqué de presse.
« Nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu'un tiers de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée ou perdue à cause de pratiques inadéquates lorsque 870 millions d'êtres humains sont affamés chaque jour », a-t-il ajouté.
Source : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31015#.UvUta_sR6Oc


Les chiffres sur le gaspillage alimentaire, en France, en Europe et dans le monde n’en finissent pas de nous étonner : le dernier en date va compléter ceux qu’on connaissait déjà sur le volume de nourriture gaspillés.

990 milliards de dollars de gaspillage alimentaire

On savait déjà que 1 300 000 000 000 kilos de nourriture sont jetés ou perdus dans le monde chaque année


Ce gaspillage de nourriture représente donc approximativement 7 fois le montant consacré à l’aide au développement dans le monde en  2011/2012 – soit environ $134 milliards. Par comparaison le budget annuel de la Belgique n’est « que » de $266 milliards en 2012.


Au niveau mondial, 1/4 de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée. Des chiffres choquants lorsque l’on sait que 13% de la population mondiale souffre de sous-alimentation.


 Une autre étude (Smil, 2010) indique que 43% seulement des produits cultivés mondialement dans un but alimentaire sont directement consommés par les humains.

Sans gaspillage alimentaire le monde mangerait à sa faim

jeudi 9 janvier 2014

le fascinateur


Avez-vous déjà vu l’hypnotiseur Allemand  Messmer (le fascinateur ) en action ?
Comment il fait TOMBER LES PERSONNES EN ARRIÈRE ?
Comment il peut faire ce qu'il veut avec une personne sous son contrôle ?
D'après lui cela son des «techniques» et non un DON ( qui ne serait pas du Dieu d'Israël) 
Certains de ces « magiciens » donnent des cours particulier en autre "comment faire TOMBER les gens en arrière" (allez sur le web, il y a des vidéos)
Suis certain que quelques-unes de ces personnes ouvrent une « église » dite de miracle et ramassent, dime et offrande
Ne vous fiez JAMAIS à ce que vous pouvez voir de spectaculaire dans une réunion « dit de miracle, de gloire, ou autres super-truc! »
Beaucoup se laisse fascinée par des « trucs » que beaucoup de magiciens du monde font de même
Attention a vous !
« Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. » Matthieu 24.24 
Dominique

mercredi 8 janvier 2014

SOYEZ RICHEMENT BÉNIS



Que le Dieu Tout Puissant bénisse l’orphelinat "CENTRE D'ACCUEIL LA PAIX"  en cette nouvelle année 2014.
Que l'Esprit de Christ lève des missionnaires, des ouvriers dans la moisson avec les enfants de l’orphelinat
Que la bénédiction éternel soit sur cette mission pour les orphelins du Bénin Nord sur les responsables du Centre et collaborateurs administratifs
SOYEZ BÉNIS

Dans le nom de Jésus-Christ, amen 
Dominique

mercredi 1 janvier 2014

Un Enfant Voit Jésus et le Paradis


BONNE ANNÉE 2014 A TOUS


Si le SEIGNEUR ne construit pas la maison, les maçons travaillent pour rien ! Si le SEIGNEUR ne garde pas la ville, le gardien la garde pour rien Ps 127:1 Que tout vos projets en 2014 soit ceux du Seigneur, amen et BONNE ANNÉE 2014 A TOUS 
Dominique 

lundi 23 décembre 2013

Joyeux Jésus (Noël)


« Un homme s'approcha de Jésus et lui demanda : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » 17Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu au sujet de ce qui est bon ? Un seul est bon. Si tu veux entrer dans la vie, obéis aux commandements. » — 18« Auxquels ? » demanda-t-il. Jésus répondit : « Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d'adultère ; ne vole pas ; ne prononce pas de faux témoignage contre quelqu'un ; 19respecte ton père et ta mère ; aime ton prochain comme toi-même. » 20Le jeune homme lui dit : « J'ai obéi à tous ces commandements. Que dois-je faire encore ? » — 21« Si tu veux être parfait, lui dit Jésus, va vendre tout ce que tu possèdes et donne l'argent aux pauvres, alors tu auras des richesses dans les cieux ; puis viens et suis-moi. » 22Mais quand le jeune homme entendit cela, il s'en alla tout triste, parce qu'il avait de grands biens. 23Jésus dit alors à ses disciples : « Je vous le déclare, c'est la vérité : il est difficile à un homme riche d'entrer dans le Royaume des cieux. 24Et je vous déclare encore ceci : il est difficile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, mais il est encore plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. » Matthieu 19:16-24

Certain diront : « Cela ne me concerne pas, car je ne suis pas riche ! »

-Définition du mot « RICHE » : « Se dit d'une collectivité dont la situation financière ou économique est prospère : Les pays riches et les pays pauvres. »

« Qui dispose d'une quantité relativement importante d'argent »- Larousse

Devons-nous avoir des millions d'euros pour être considéré RICHE ?
NON !
Pourquoi ?
Par rapport à ceux qui habitent l'Inde (et l'Asie en général) et beaucoup de pays d'Afrique, nous Européens sommes des gens 
« RICHES »
Un ouvrier professionnel en Belgique touche au minimum 1200 euros net mois
Un ouvrier au Bénin touche /- 100000 cfa ( /-155 euros) et déjà 100000 cfa est bien payés !
Dans leur maison se trouve toutes les « m... » de l'Europe, vieux frigo qui consomme horriblement de l'électricité, vieilles voitures qui par « miracle » fonctionne toujours (avec une grande pollution)
Nous nous n'avons aucune difficulté à se soigner, eux cela leur coûte cher (voilà pourquoi la foi en la guérison est plus grande chez eux que chez nous)
Pour eux les vacances...ces quoi ? Ne connaît pas !
Car les congés payés ne sont pas un droit pour tout chez eux !
En bref, pour eux nous sommes riches !
De plus voyez-vous des obèses en Asie, en Afrique ? Très peu !
Pour eux pas de problème avec le cholestérol et le diabète

Et voilà que notre texte (Matthieu 19: 16-24) touche plus de monde que prévu !
Cela me, nous concerne aussi
Nous voyons des choses extraordinaires dans les missions à l'étranger (voir icihttp://www.gfa.ca/francais/), une expansion fantastique de l'église, miracle etc. comme dans le livre des Actes des Apôtres
Et chez nous en Europe ?????
Il est plus facile a un « pauvre » de ce donner a 100% à l’œuvre missionnaire qu'un Européen ou Américain POURQUOI ?
EUX N'ONT RIEN A PERTE CAR N'ONT RIEN !
Nous, nous avons l'abondance, richesse, maison cossue, sécurité sociale, etc. etc.
Nous aimons notre société, tradition, culture, plaisir, loisir, en fait nous avons beaucoup plus à perte qu'un pauvre Africain !
Voilà une des raisons de la stagnation de l'église en Europe car beaucoup de chrétiens ne veulent pas s'engager à 100 % avec Christ de peur de tout perte (qui est un mensonge du diable)
Oui Jésus comme Sauveur MAIS NON SEIGNEUR !
Nous tenons tant a notre sécurité !

Combien de % serons nous prête a donner pour l'oeuvre de Dieu sur notre budget NOËL cette année ? 1 - 5 - 10% ou plus ?

Allez ceci n'est qu'une simple réflexion et j'ai moi-même encore des choix a faire
Car cette exhortation me parle premièrement, amen !
Joyeux Jésus (Noël)
Dominique

jeudi 19 décembre 2013

A CONTRE-COURANT PAR K.P. Yohannan


Ézéchiel 22.30 : « J’ai cherché parmi eux quelqu’un qui construise un mur de défense,qui garde les murs en face de Moi pour le bien du pays, afin que Je ne le détruise pas. Mais Je n’ai trouvé personne». Si vous lisez les quelques paragraphes qui précèdent ce verset, vous verrez que Dieu cherchait parmi ceux qui portaient Son nom – Ses prophètes, Ses dirigeants, Ses sacrificateurs.

Si Dieu devait chercher parmi nous aujourd’hui, trouverait-Il en vous le genre de personne qu’Il souhaite trouver? Eh bien, Dieu cherche bel et bien parmi nous aujourd’hui. Il cherche parmi Ses enfants, celui qui acceptera de chercher Dieu, de se conformer à Ses principes et de Le suivre sans se soucier des compromis et du laxisme qui l’entourent. Dieu ne cherche pas le plus grand nombre qui se prétendent Ses enfants, Il cherche les rares personnes sincères, qui en raison de leur nature démontrent qu’ils appartiennent à Dieu et Le suivent par-dessus tout. Seulement, j’ai bien peur que Dieu, en cherchant de tels hommes et femmes, détourne Ses yeux de la majorité des membres du corps de Christ.

Je reconnais que ces paroles sont dures, mais c’est exactement cela qu’il nous faut pour sortir de notre sommeil, ou léthargie spirituelle.
Satan a fait un excellent travail de déception parmi le Corps de Christ. La chrétienté a été redéfinie pour se conformer à la société moderne et est devenue une activité commerciale très lucrative.
L’industrie de la musique et du divertissement monte en flèche, alors qu’on tire profit du trafic de la Parole de Dieu. La vraie vie chrétienne, de soumission et d’obéissance, est rejetée et perçue comme une forme de légalisme. Plus de deux milliards de personnes qui ne connaissent pas Jésus périront en enfer pour l’éternité tandis que l’Église rit aux éclats, en proclamant que c’est le signe des derniers jours d’effusion du Saint-Esprit. Au lieu de nous abandonner à la volonté de Dieu, nous essayons par tous les moyens de faire du Dieu Très-Haut notre serviteur en Lui demandant d’exaucer chacun de nos rêves et désirs. Frères et sœurs, cela n’a rien à voir avec la chrétienté.
A. W. Tozer, un prophète du 20e siècle, qui connaissait Dieu
intimement et parlait avec audace à sa génération, l’exprime parfaitement : « Le fait que ce monde soit un terrain de jeu plutôt qu’un champ de bataille est maintenant accepté en pratique par la vaste majorité de chrétiens fondamentalistes. Ils suivent deux routes, profitant en même temps de Christ et du monde. »
L’Église est tombée tête baissée dans un mode de vie charnelle, et à moins que nous ne connaissions un véritable réveil de repentance, nous nous dirigeons vers un autre « âge des ténèbres ».
Monsieur Tozer nous prévient de l’apostasie et des désirs charnels qui s’abattront sur l’Église : « La chrétienté est tellement entremêlée avec le monde que des millions de personnes ne réalisent jamais qu’elles sont passées nettement à côté du modèle du Nouveau Testament. Il n’y a que compromis partout. Le monde est suffisamment étouffé pour passer l’inspection d’hommes aveugles se faisant passer pour des croyants. La chrétienté évangélique se situe maintenant bien en dessous de la norme du Nouveau Testament. La mondanité fait maintenant partie de notre mode de vie. Notre univers religieux est plus social que spirituel. Nous avons oublié l’art d’adorer. Nous ne produisons pas de saints. Nos modèles sont des hommes d’affaires réputés, des athlètes célèbres et des personnalités de la scène. Nous vaquons à nos affaires suivant les méthodes de l’annonceur moderne. Nos maisons sont devenues des théâtres. Notre littérature est superficielle, nos hymnes frôlent le sacrilège, et rares sont ceux qui semblent s’en soucier.
Une bonne partie de ce qui passe pour du christianisme n’est ni plus ni moins qu’une vérité objective enrobée de chants rendus acceptables par le moyen de spectacles religieux »
Ces paroles sont tellement vraies! Nous avons en effet emprunté ce chemin, et quelque chose doit changer. Nous nous sommes reposés, satisfaits d’avoir au moins commencé la course. Nous avons oublié ce que les Écritures déclarent clairement – l’important n’est pas de savoir comment nous avons commencé la course, mais bien de quelle façon nous courons et comment nous la finirons. « Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé; et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles » (II Timothée 2.4-5)
 LIVRE A LIRE POUR LA SUITE: "A CONTRE-COURANT" PAR  K.P. Yohannan

mardi 10 décembre 2013

Rapport annuel



2521 personnes* sont venu sur ce blog (de décembre 2012 à décembre 2013) et lurent les articles (*Francophone vivant en Europe, USA, Asie, Afrique)

Mais zéro euro en don !

Je n'ai rien reçu en don de ce fait, je n'ai pas pu bénir les enfants de l’orphelinat

Quelle tristesse !




Bientôt Noël et Nouvel An, combien allez-vous dépenser d'argent pour faire la fête ?


Ne pourriez-vous pas penser à donner un peu de cet argent (en vous privant quelque peu) pour offrir un Noël différent, cette année, pour les enfants de l’orphelinat?

Oui, amen !

Alors allez sur FAIRE UN DON et faite une offrande du cœur, 100% des dons seront  reversée à l’orphelinat et un rapport sera publier sur ce blog


Merci pour eux et JOYEUX NOËL !
Dominique

mardi 12 novembre 2013

Respecte ton père et ta mère


« Enfants, c'est votre devoir devant le Seigneur d'obéir à vos parents, car cela est juste. « Respecte ton père et ta mère » est le premier commandement suivi d'une promesse : « afin que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. » Éphésiens 6:1-3

afin que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre.

Pourquoi encore garder de la rancune, des a priori négatifs, du non-pardon sur nos parents ?
Nos parents sont l'autorité établie de Dieu sur nous leurs enfants (même si t'a 50 ans tes toujours l'enfant de ton géniteur et génitrice (père /mère) et en tant qu'autorité nous leur devons le respect et notre amour, amen !
Cela ce peut que nos parents n'ont pas toujours été des parents aimants, voir certains était méchant !
Nous avons peut-être grandi avec un sentiment de « rejet » du père ou de la mère, parfois des deux.
Comme moi vis-à-vis de mon père, j'ai pris des années avant de lui dire « je t'aime papa » mais aujourd'hui, grâce à l'amour de mon Père Céleste, je peux le dire, amen !Savez-vous que votre vie ne sera jamais parfaitement bénie TANT QUE VOUS N'AVEZ PAS RÉGLER LES PROBLÈMES vis-à-vis de votre père, mère. Vous êtes OBLIGER de pardonner et d'aimer, amen !
Vous savez dans mon article Mission au Burkina Faso 20 au 27 décembre2013, la personne qui me fit le don de 200 euros est mon PÈRE !
Je n'avais plus eux d'argent de sa part depuis des années. Mais grâce à notre réconciliation, nos retrouvailles et l'amour que Dieu ma donner pour mon papa. Dieu a répondu à ma prière pour la mission cela par MON PÈRE, amen !
Il n'est pas encore converti MAIS IL N'EST PLUS TRÈS LOIN, amen
Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. Malachie 4.6

Voyez-vous ma vie spirituelle va prendre une nouvelle direction et Dieu va bénir ma vie plus généreusement parce que la parole le dit : afin que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre.
Prenez la décision rapide de régler vos affaires de famille, demander de l'aide si vous avez difficile à pardonner, et sachez que le Saint Esprit vous consolera et vous délivrera de tout sentiment impur, amen !
Soyez réconcilier avec vos parents
Dominique

vendredi 25 octobre 2013

Nouvelle de mon amie et missionnaire Suzanne Mairet

"Ouvre ta bouche pour celui qui ne peut pas  
  s'exprimer, pour la cause de tous les délaissés !
  Ouvre ta bouche, juge avec justice et défends 
  le malheureux et le pauvre ! Pr 31/8-9
 
  
  Vielprat, le 16 Octobre 2013.
  
    Chers amis,
    Me voici à la veille de reprendre un vol pour la Côte d'Ivoire !
    C'est la 13ème année que je me rends dans ce pays, et je ne puis que bénir la fidélité de notre Dieu à l'égard de ce ministère du Lys Des Vallées. Malgré bien des épreuves, des difficultés, inlassablement, je poursuis le but de "redistribuer leur héritage aux pauvres et aux malheureux", et tout particulièrement secourir, accueillir les enfants orphelins, délaissés ou abandonnés. Nous avons ouvert une maison à Dimbokro où sont logés le Pasteur Paul Lamah et Yvette son épouse, mais aussi Augustin, un jeune disciple Togolais, orphelin de père.  Par ailleurs des enfants ont été accueillis et scolarisés en ce début d'année scolaire, grâce aux dons reçus de votre part et aux parrainages. Plus de 30 enfants en classe primaire ont reçu un kit de matériel scolaire ! Quelques lycéens ont aussi été accompagnés et aidés financièrement, mais là, la barre est plus élevée financièrement, et nous espérons que notre Dieu suscite de plus en plus de parrainages afin d'être à même d'investir pour les plus grands à l'avenir.
    A travers mon expérience du terrain, et au fil des années, j'ai compris l'importance capitale d'éduquer et accompagner spirituellement tous ces enfants orphelins, délaissés ou abandonnés. Ils sont en très grand nombre et très peu se soucie d'eux, sinon les exploiter, les envoyer travailler dès leur plus jeune âge, dans les champs, sur les marchés, ou bien mendier partout dans les rues ! D'autres sont utilisés comme boys ou servantes ! Beaucoup de petites filles se vendent pour quelques centimes d'euros, d'autres sont violées. Des enfants aussi restent enfermés en prison pour quelques vols à l'étalage dans le but de se nourrir bien souvent.
Désireuse de réussir cette mission auprès des enfants, j'ai choisi de laisser ma maison en France, car je ne pouvais supporter financièrement les charges locatives dans les 2 pays. J'ai trouvé un garage où j'ai pu stocker toutes mes affaires. J'espérais contre toute espérance pouvoir passer un container, mais je n'en ai pas reçu les moyens financiers pour l'instant. Je vais donc louer une autre maison à Dimbokro où je logerai moi-même, et où j'aimerai bien mettre en place une pouponnière pour les plus petits, car en visitant des dispensaires, j'ai appris que nombre de jeunes mamans meurent en couche ou bien faute de moyens, abandonnent leur enfant nouveau-né.
    Par ailleurs, nous travaillons à obtenir des autorités locales un terrain afin d'y établir notre base missionnaire sur laquelle nous pourrons non seulement construire un centre d'accueil familial pour les enfants, mais aussi favoriser la formation de disciples en les éduquant dans l'enseignement de la Parole de Dieu, également en développant un travail agro pastoral.
    Nous avons besoin du soutien du plus grand nombre, et ce, à tous les niveaux !
    Que notre Dieu vous bénisse dans l'abondance !
    Qu'Il touche votre coeur pour nous aider à aller plus loin dans la mise en oeuvre de cette vision missionnaire ! C'est ensemble que nous la réaliserons !
    Cachée en Lui, dans Son amour, recevez ma sincère affection, Suzanne.
               
           Sur la photo : Les élèves ayant reçu leur kit scolaire, et tout en bas à droite, la Pasteur Paul Lamah.
 Prions et soutenons ceux qui se lève par la foi en Christ pour soulager la souffrance des petits, soyez bénis Dominique

mardi 22 octobre 2013

Oswald J. Smith - Ames affamées de Réveil



Quand j'ai visité la Russie, j'ai pu voir Dieu à l'oeuvre d'une façon remarquable. Les gens n'hésitaient pas à faire 20 kilomètres à pied, d'autres venaient en charrette ou à cheval, parcourant 200 kilomètres pour assister aux réunions. Les cultes duraient deux ou trois heures consécutives, et il y avait parfois jusqu'à trois réunions par jour. Et encore, ces braves gens trouvaient qu'ils n'en avaient pas assez et venaient dès le matin prier ensemble, avant l'arrivée des prédicateurs !
Pas besoin de publicité ; chacun le disait à son voisin et ils arrivaient de tous côtés, remplissant les salles jusque dans les moindres recoins, même les plus grandes étaient combles. Je me souviens d'avoir prêché, entre autres, dans une chapelle luthérienne à 3.000 personnes. Oh ! Comme ils buvaient la Parole ! En plein air, c'était pareil, et la réunion pouvait se prolonger pendant trois heures sous la pluie ; tous écoutaient avidement, hommes, femmes et enfants, tous des âmes affamées !

Et comme Dieu a opéré puissamment là bas !
Dès le début de la campagne c'était l'atmosphère du Réveil. On priait, on chantait, on rendait témoignage, et les larmes coulaient sur bien des visages. Le coeur brisé, ils écoutaient le message et, quand venait le moment de l'appel, un grand nombre se levait pour venir s'agenouiller devant l'estrade et crier à Dieu avec larmes pour obtenir Son pardon.
Voici quelques extraits de mon journal durant la campagne :

Impossible de décrire les scènes qui se déroulèrent au cours de ces journées, car ce que Dieu a fait est tout simplement miraculeux. Chaque soir le grand auditorium était plein à craquer, les gens se tenant debout dans les couloirs, sur l'estrade et partout. Le devant de la chaire se remplissait sans cesse de pénitents dont beaucoup acceptèrent le Sauveur pour la première fois. Je ne saurais en fixer le nombre.
Mais le culte de 10 heures du matin fut le point culminant de ce festin spirituel. Une fois la salle remplie on ajouta des chaises dans le choeur et un peu partout, beaucoup durent rester debout Alors la puissance d'En Haut descendit sur cette immense assemblée ; hommes et femmes tombèrent à genoux de tous côtés, et quelles prières ! Quelle repentance ! Quelles confessions avec larmes, mais aussi quelle joie inexprimable dans les témoignages Et comme ils chantaient, ces chers Russes ! Vraiment, c'était le ciel sur la terre.
A la fin du culte, on me demanda si je ne voudrais pas prêcher une fois de plus à 4 heures. J'y consentis, et à l'heure indiquée ils étaient de nouveau tous là. Une fois de plus, la puissance de l'Esprit était à l'oeuvre, et il y eut bien des larmes. Une Joie ineffable et glorieuse se reflétait sur bien des visages. Nous nous agenouillâmes tous dans le silence, et l'Esprit descendit pour faire Sa demeure dans plusieurs vies.
A 6 h 30 je parlai encore, puis à 8 heures quatre réunions dans la journée !
Peu après m'être retiré dans ma chambre, j'entendis frapper à la porte. Un étudiant entra et me dit que Dieu lui avait parlé. Il avait le coeur affamé de la vie d'en Haut et m'annonça sa décision de rester toute la nuit en prière jusqu'à ce que l'Esprit le possédât entièrement. Nous avons prié ensemble et il sanglotait éperdument... Quelques instants après, un autre frappait à son tour et venait me demander de me joindre à un groupe dans la chambre voisine. Je trouvai là plusieurs jeunes prosternés devant le Seigneur, face contre terre. Dieu leur avait parlé à eux aussi. Et la prière recommença, ardente, précise, passionnée, montant tout droit vers Dieu. Le péché fut confessé, des vies furent consacrées au Seigneur, et le Saint-Esprit, une fois de plus, eut la voie libre parmi nous.
Puis ce fut toute la troupe des étudiants qui arriva au grand complet et, tombant à genoux, les coeurs se répandirent librement devant le Seigneur, en russe, en allemand, en letton, en anglais. Oh ! Quelle heure bénie où ces coeurs brisés pleuraient ensemble aux pieds de Jésus !

Quelle joie de se trouver dans une pareille atmosphère de réveil et de voir le Saint-Esprit à l'oeuvre. Quand finalement ils se retirèrent pour continuer à prier dans leurs chambres. A quelle heure, je ne sais. Je pus, moi aussi, rentrer dans la mienne, vers minuit, et prendre du repos, bénissant Dieu pour cette journée.
Le lendemain, même expérience. Au cours des quatre réunions de la journée de longues files d'hommes et de femmes en larmes vinrent se prosterner dans la contrition et accepter le salut pour s'en retourner ensuite débordants de joie.
Au retour de cette quatrième réunion (que je croyais la dernière), je trouvai à la maison de la mission une chambre pleine de Russes agenouillés et priant tout bas, comme seuls les Russes savent le faire, avec des accents d'intense sincérité. Je me joignis à eux pendant quelques instants, puis, vers minuit, je me retirai dans ma chambre. Quelle journée merveilleuse encore ! Quelles conversions ! Quelle joie ! Quelle puissance ! Jamais de ma vie je n'avais prêché à de telles congrégations, ni au Canada, ni dans toute l'Amérique.
Le jour de Pâques fut une journée inoubliable ! Le premier culte du matin commençait à 6 heures et ce ne fut pas facile pour moi de prêcher à une heure aussi matinale, m'étant couché fort tard la veille. Il y avait cependant environ 1.200 personnes à ce culte, et beaucoup répondirent à la demande d'accepter Christ comme leur Sauveur.
A 10 heures, seconde réunion avec salle archicomble, et qui dura quatre heures.
Après le dîner je me jetai sur mon lit pour me reposer un peu et je ne me réveillai que juste à temps pour la réunion de 4 heures. Il y avait là environ 1.400 personnes, et de nouveau plusieurs s'approchèrent pour répondre à l'appel de Dieu, tandis que l'Esprit se mouvait d'une façon solennelle sur toute l'assemblée. Le salut était entré dans bien des vies et très chaudes furent leurs poignées de mains tandis que je saluais cette longue file de nouveaux convertis. Il y avait là beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles, des personnes âgées aussi, et même de très jeunes enfants. Tous avaient trouvé en jésus leur Sauveur, et comme leur joie était grande !
Le lundi je me trouvais dans une église russe où j'avais déjà prêché cinq ans auparavant. Là encore c'était la foule compacte, se pressant pour écouter la Parole, tandis que je parlais de la victoire sur le péché.
Beaucoup s'avancèrent et se mirent à genoux tandis que le Saint-Esprit pénétrait dans leur vie et rendait réelle cette transaction avec Dieu. Certains de ces visages semblaient déjà glorifiés tant leur joie était radieuse !
Puis vint la réunion du lundi soir, et je me demandais si ce serait comme en Amérique, le jour de relâche. Mais mes doutes furent bien vite dissipés en voyant une fois de plus les foules s'entasser dans la chapelle, dans les galeries jusqu'au plafond, beaucoup devaient rester debout. Quelle vision, mes amis que celle de tous ces regards intenses fixés sur nous. J'étais ému jusqu'au fond de l'âme. Et comme ils écoutaient ! A la fin je proposai un « after meeting ». Environ 500 personnes s'en allèrent et tous les autres voulurent rester. Les premiers bancs furent vite remplis de pénitents anxieux d'être éclairés. Je leur expliquai clairement le message du salut et, tandis que je parlais, les larmes coulaient sur leurs visages. Des péchés furent confessés et pardonnés, Christ était reçu dans les coeurs, et la note de louange se fit entendre, montant vers Dieu de tous côtés. Oh ! La joie céleste sur ces visages ! Deux d'entre les auditeurs étaient encore troublés et hésitants ; mais, après que je leur eus montré le chemin, l'un d'eux fondit en larmes et, dans la joie du salut, se mit à louer Dieu.
Ainsi se termina l'une des plus merveilleuses campagnes de réveil que je n'aie jamais vécues. Jamais en Amérique je n'ai eu d'expérience équivalente et je n'oublierai jamais les scènes émouvantes dont j'ai été témoin. Quelle faim et quelle soif de Dieu chez ces gens ! Où trouverions-nous un esprit pareil dans notre pays ? Oh ! Combien je Le bénis ! Gloire à Son glorieux Nom ! Oui, mes amis, le Dieu de Finney, de Moody et d'Evan Roberts est toujours le même. Il est NOTRE DIEU pour toujours. Il est toujours le Dieu du Réveil. Son bras n'est pas raccourci, ni son oreille devenue pesante. Il entend, Il exauce la prière de la foi. Alléluia !
Quant à moi, je dois dire que j'ai été profondément humilié. Dieu m'a richement béni dans mon âme. Cela a exigé une nouvelle crucifixion, une expérience plus profonde encore, une marche plus étroite avec Lui. Mon coeur a été brisé devant Lui et le mot d'ordre doit être désormais : « DIEU LE PREMIER ! » Je mets de côté joyeusement tous mes plans, mes ambitions, pour adopter les Siens. Je ne sais ce que l'avenir me réserve; mais si seulement Il veut bien condescendre à se servir de moi pour un travail de réveil spirituel et profond, je serai plus que satisfait. Peu importe où ce sera, dans ma patrie ou au loin. « Où Tu voudras, je veux te suivre. » Mon désir est d'être entièrement livré à mon Dieu et de vivre moment par moment tellement séparé du monde et de la chair que je puisse jouir d'une communion ininterrompue avec mon précieux Seigneur.»
Amis lecteurs, j'ai voyagé à travers l'Europe, le Proche et l'Extrême Orient, le Canada et les Etats-Unis. Je suis allé de l'Atlantique au Pacifique, j'ai assisté aux plus grandes conventions évangéliques, entendu les meilleurs prédicateurs; mais jamais je n'ai vu nulle part rien de semblable à ce que je viens de décrire plus haut.

Pourquoi cela ? Dieu aurait-Il abandonné l'Amérique, le Canada, l'Angleterre ? Pourquoi n'y a-t-il pas dans nos pays de véritable Réveil spirituel ? Parce que la condition essentielle fait défaut : c'est la SOIF. Oui, ce qui nous manque ici, c'est cette réelle et profonde soif spirituelle, cette recherche ardente du coeur qui a soif de Dieu. Tant d'autres choses remplissent notre vie ! Nous avons tellement de confort, de luxe et d'abondance que nous ne sentons pas notre besoin de DIEU. Si nous devions être dépouillés de toutes nos possessions terrestres, ce serait peut-être notre salut.
Ici les gens ne se soucient pas d'assister à des réunions, et il faut dépenser des sommes énormes en publicité pour parvenir à les intéresser un peu, tandis que les cinémas et les lieux de plaisir sont pleins. Les foules se pressent dans les parcs et sur les plages, alors que nos temples sont presque vides. Plus la journée est belle, plus grande est la tentation de partir en voiture, et nul ne songerait à faire à pied dix kilomètres ou plus, pour assister à une réunion ! D'où mon diagnostic qu'il n'y a pas de SOIF spirituelle. Le peuple russe, par contraste, ne possède que peu de biens de ce monde, d'où sa faim et sa soif des biens permanents, des richesses divines.
Nous qui connaissons cette soif spirituelle, Dieu soit béni, il y en a quand même ici et là ne voulons nous pas mener deuil sur nos pays soi disant « chrétiens » et invoquer le Seigneur afin qu'Il crée Lui-même dans les coeurs ce désir ardent de Réveil, même si cela devait être par le moyen de la tribulation, de l'adversité, des pertes matérielles. Qu'importe l'épreuve, pourvu que naisse enfin dans les coeurs, cette soif sans laquelle il ne saurait y avoir de vrai Réveil.